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Odin pendu à l'arbre de l'univers, l'oeil crevé pour voir dans l'invisible, et recevoir la sagesse de l'univers (les runes).

La souffrance du shaman 

Un shaman Angakok (Inuit) a dit : la sagesse ne s’obtient que dans la solitude et la souffrance. 

Les jeunes occidentaux croient qu’ils veulent devenir des shamans. Et souvent ils rejettent le christianisme.

Il y a des vrais et des faux chrétiens. 

Ils croient que le shamanisme est cool, alors que le christianisme est une religion pessimiste et mortifère.

Pas seulement les jeunes, mais aussi certains intellectuels. 

Cependant, dans la spiritualité, il n’y a pas de différences, si on avance de façon authentique, nous sommes des humains confrontés aux forces de l’univers.

Et il n’existe pas de monde idéal dans lequel on puisse se réfugier, évitant les souffrances de l’humanité, car le monde est une sorte d’unité spirituelle. 

La vie du christ est exactement celle d’un shaman. Le shaman expérimente l’agonie et l’expérience de la mort, afin d’acquérir la connaissance de la souffrance qui est dévolue à l’humanité, non seulement à l’humanité mais à tout être vivant. (le dieu partage la vie de tous).

Le sens du véritable shamanisme est de partager le destin et les épreuves de tous les êtres individualisés, pour comprendre et connaître leur souffrance. 

Dépasser la mort pour redevenir un esprit immortel, tel est le sens du shamanisme authentique, et on peut constater facilement que c’est aussi le sens du christianisme, pas celui des colons, mais celui des vrais chrétiens. Le christ a donné l’archétype spirituel du shaman, par son agonie et sa résurrection, qui est une expérience de l’âme commune à tous les êtres. 

La vie du shaman est celle du soleil qui meurt en hiver et renaît au solstice d’hiver. 

On retrouve le même archétype dans les rituels romains  et grecs d’Eleusis, sous la forme du grain qui meurt et renaît pour redonner la vie. 

Cependant pour ceux qui cherchent vraiment la spiritualité, ils doivent vraiment passer par la destruction, déchiquetés par les démons (les forces de destruction contre la vie) pour renaître si ils survivent à l’état divin, ou pour les shamans Inuits, le terme est trop pompeux, à la vie. 

Entre l’unité primordiale et le monde des apparences, règne le monde du diable, comme l’avaient compris les mystiques cathares. Il faut le traverser. 

Cela explique certainement qu'un certain nombre de druides (shamanes celtes) aient adopté le christianisme lorsqu'ils l'ont rencontré, et soient devenus les premiers évêques du christianisme celtique.(christianisme druidique). C'est très différent du catholicisme, il me semble, qui a été construit par un empereur romain. 

On n’est pas dans un système de hiérarchie, le christianisme celtique n’avait pas d’évêques. C’est une voie d’ermites qui se retiraient dans la solitude, comme les druides vivaient en dehors des villages.

Les chrétiens celtiques pratiquaient les coutumes druidiques, comme la tonsure sur le devant de la tête, et les cheveux longs derrière. D'ailleurs comme les samurais japonais.

Le shaman japonais Onisaburo Deguchi portait les cheveux jamais coupés, raison pour laquelle on le trouve toujours avec un étrange bonnet sur la tête. Il faisait partie d'une catégorie de shamans particuliers, saniwa, qui sont capables de discerner les divinités qui entrent en contact avec un mystique particulier.

Druide Amergin