Le but du Dento Reiki est identique à celui de l'Aikido (originel), la connaissance métaphysique par l'experience, en suivant la conception philosophique du Shinto.

Le maitre de KI et d'Aikido Koichi Toihei définissait le but de l'Aikido ainsi :


L'aïkido est fondamentalement une voie pour devenir un avec le ki.
Si vous considérez cela comme un moyen de devenir un avec le ki des autres,
alors vous vous méprenez sur la signification essentielle de l'aïkido et les techniques deviennent inefficaces.
Cela doit être une voie pour devenir un avec le ki de l'univers.
Pour devenir un avec le ki de l'univers, vous devez d'abord coordonner votre esprit et votre corps.
Si votre esprit et votre corps sont séparés, comment pouvez-vous être un avec l'univers ?
L'aïkido authentique doit être fondé sur l'unification du corps et de l'esprit".

 

koichi001

                                                               藤平光  Koichi Tohei

L'Aikido est une des voies japonaises de la connaissance du KI, mais les autres arts traditionnels comme la calligraphie, le Dento Reiki Nichiden Ryu, le Noh, sont d'autres voies de l'art du KI.

Le Shinto se base sur le Misogi pour revenir à la conscience spirituelle,  l'Aikido et le Dento Reiki sont des formes de Misogi.

Misogi signifie retour à l'état originel. 

Morihei Ueshiba, le fondateur de l'Aikido,suivait en partie la conception de l'Omotokyo, un groupe de shinto qui recherchait une interprétation universelle du shinto dans sa relation avec les autres traditions du monde, et le shinto plus ancien, en relation avec les dragons.

Il a créé l'Aiki jinja comme centre spirituel de sa pratique.

 

Akazawa03

 

                                     Ueshiba Morihei et ses élèves devant le sanctuaire shinto de l'Aikido à IWAMA

                                 Il se consacrait à la culture de la terre, la prière shinto (Norito) et l'entrainement martial. 

                                 Dans la vision du shinto, vivre à la campagne en contact avec la terre est fondamental.

senoku                                                                     

                                                          Ueshiba Sensei avec son épouse

 

i=http%253A%252F%252Fpds2_exblog_jp%252Fpds%252F1%252F200705%252F09%252F63%252Ff0019563_11323888

                                                    Ueshiba Morihei pratiquant les Noritos devant l'Aiki Jinja

La pratique des Noritos (prières traditionnelles shinto) est un exercice de developpement du KI (énergie), du souffle , et une fusion avec les forces de la nature. Elle se rapproche notemment des traditions des indiens Lakotas, et constitue une voie chamanique plutôt qu'une religion dans le sens occidental du terme.

f0019563_11333573

 

Dans l'Aikido moderne , il semble y avoir un certain culte d'Ueshiba Morihei , par exemple on met sa photo dans un Dojo, ceci n'est pas une pratique traditionnelle japonaise. On ne met pas de photo d'un fondateur, au Japon il n'y a pas de guru qui soit vénéré, car l'esprit du Shinto est un esprit de modestie. L'homme n'est pas le sommet de la création,  mais un esprit de la nature, comme les autres êtres vivants. Il faut discerner ce qui a du sens des déviations qui peuvent se transformer en sectarisme, à cause d'une mauvaise compréhension. Tsuda Itsuo, qui était un disciple d'Ueshiba, se plaignait souvent que les gens donnaient des qualités imaginaires aux maitres comme Ueshiba, et il essayait de corriger cette tendance chez ses élèves occidentaux. 

Pour comprendre l'enseignement d'Ueshiba Morihei, il est indispensable d'étudier celui d'Omotokyo, car toutes ses conceptions et sa façon de pratiquer en sont issues, plutot que du Shinto ancien traditionnel que nous pratiquons.

Il est d'ailleurs très étonnant qu'en France, le véritable enseignement d'Ueshiba soit complètement déformé et celui d'Omoto Kyo nié et inconnu, une véritable trahison de l'esprit d'Ueshiba et de sa vie. (nous avons heureusement des amis dans l'Aikido qui sont conscients du phenomène et ne partagent pas cette attitude). 

Cette situation peut être due au fait que le milieu de l'Aikido en France a été influencé par des idéologies de l'extreme droite japonaise véhiculées à travers un enseignant japonais d'aikido, qui avait vécu en France et avait présenté des idées d'une secte ultra nationaliste, et reste très respecté semble t'il par de nombreux adeptes de l'Aikido dans l'hexagone.

L'Omotokyo , quand à elle, était un groupe spirituel basé sur l'ancien shinto d'avant Meiji , opposé à l'idéologie nationaliste, et donc aux idées de l'extreme droite japonaise. C'est semble t'il la raison de la quasi absence de réferences de cet organisation pacifiste en France. 

Pourtant c'est lorsqu'il a rencontré le shamanisme japonais matriarcal et pacifiste d'Omotokyo, au travers d'Onisaburo, que Ueshiba Morihei est passé de l'état d'un féroce guerrier cherchant l'invincibilité par la technique, à celui de mystique de la nature doté de facutés paranormales.

A noter que le kotodama pratiqué par Onisaburo n'avais rien a voir avec celui de Nakazano ni avec le faux document "Takeuchi", écrit par Takeuchi Kiyomaro,  membre fondateur de la secte ultra nationaliste Amatsukyo.  

Nous avons déjà  nous mêmes reçu des menaces de mort provenant des adeptes de ce "maitre d'Aikido" en France, qui ne supportent pas que l'on donne des informations correctes sur les traditions japonaises.

Les véritables traditions populaires japonaises n'ont rien à voir avec les fantasmes totalitaires des mouvances de l'ex shinto imperial d'avant la deuxieme guerre mondiale, pas plus que les traditions nordiques européennes, nettement libertaires, n'ont de rapport avec les déviations "ésoteriques" des nazis d'avant guerre. 

De même, le shamanisme japonais, lié au shinto populaire , dont faisait partie Mikao Usui aussi bien qu'Onisaburo et Nao Deguchi, était persécuté par  le gouvernement imperial japonais. C'est la raison pour laquelle des organisations principalement crées par des femmes shamanes sont apparues à l'époque (Miki Nakayama,Nao Deguchi, Sayo Kitamura...), manifestant la nature spirituelle et féministe des anciennes shamanesses (Miko) qui étaient les premières reines sacrées du Japon, comme en témoignent la mémoire de la reine shamane HIMIKO, et les annales chinoises.  

Cet ancien shamanisme était respectueux des femmes, de la nature et du sacré, contrairement aux délires machistes des cultes patriarcaux ultra nationalistes et violents.

Des études modernes montrent que lorsque les peuples étaient dirigés par des femmes reines shamanes, il n'y avait pas de guerres. C'était exactement ce que disent les annales chinoises sur l'état de l'ancien Japon. Les anciens japonais n'acceptaient que la gouvernance d'une jeune fille, shamane. La reine Himiko n'est que la fin de cette structure matriarcale au Japon, ensuite dominé par le clan patriarcal Yamato.

 

Tengou